Posté le 06.06.2006 par Feedback
"Il est difficile d'attraper un chat noir dans une pièce sombre, surtout lorsqu'il n'y est pas."
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Posté le 06.06.2006 par Feedback
Un paysan Chinois suscitait la jalousie des plus riches du pays parce qu’il possédait un cheval blanc merveilleux. Chaque fois qu’on lui proposait une fortune pour l’animal, le vieillard répondait :
— " Ce cheval est beaucoup plus qu’un animal, pour moi, c’est un ami, je ne peux pas le vendre."
Un jour, le cheval disparut. Les voisins rassemblés devant l’étable vide donnèrent leur opinion :
— "Il était prévisible qu’on te volerait ton cheval. Pourquoi ne l’as-tu pas vendu ? "
Le paysan se montra plus dubitatif :
— " N’exagérons rien, dit-il. Disons que le cheval ne se trouve plus dans l’étable. C’est un fait. Tout le reste n’est qu’une appréciation de votre part. Comment savoir si c’est un bonheur ou un malheur ? "
Les gens se moquèrent du vieil homme. Ils le considéraient depuis longtemps comme un simple d’esprit.
Quinze jours plus tard, le cheval blanc revint. Il n’avait pas été volé, il s’était tout simplement sauvé et présentement ramenait une douzaine de chevaux sauvages avec lui. Les villageois s’attroupèrent de nouveau.
— "Tu avais raison, ce n’était pas un malheur mais une bénédiction."
— "Je n’irai pas jusque là, fit le paysan. Contentons-nous de dire que le cheval blanc est revenu. Comment savoir si c’est une chance ou une malchance ?"
Les villageois se dispersèrent, convaincus que le vieil homme déraisonnait. Recevoir douze chevaux était indubitablement un cadeau du ciel. Qui pouvait le nier ?
Le fils du paysan entreprit le dressage des chevaux sauvages. L’un d’eux le jeta à terre et le piétina. Les villageois vinrent une fois de plus donner leur avis :
— « Pauvre ami ! Tu avais raison, ces chevaux sauvages ne t’ont pas porté chance. Voici que ton fils unique est estropié. Qui donc t’aidera dans tes vieux jours ? Tu es vraiment à plaindre. »
— "Voyons rétorqua le paysan, n’allez pas si vite. Mon fils a perdu l’usage de ses jambes, c’est tout. Qui dira ce que cela nous aura apporté ? La vie se présente par petits bouts, nul ne peut prédire l’avenir."
Quelques temps plus tard, la guerre éclata et tous les jeunes gens du pays furent enrolés dans l’armée, sauf l’invalide.
— « Vieil homme, se lamentèrent les villageois, tu avais raison, ton fils ne peut plus marcher, mais il reste auprès de toi tandis que nos fils vont se faire tuer."
— "Je vous en prie, répondit le paysan, ne jugez pas hâtivement. Vos jeunes sont enrolés dans l’armée, le mien reste à la maison, c’est tout ce que nous puissions dire. Dieu seul sait si c’est bien ou mal. »
Posté le 06.06.2006 par Feedback
Loin des humains vivaient un père avec son fils. Ils vivaient paisibles et tranquilles et étaient toujours du même avis. Cependant, en grandissant, le fils fit un souhait :
- Je voudrais aller voir une fois dans le monde ce que disent les gens, demanda-t-il.
- Ne souhaite donc pas une chose pareille ! répondit le père. Pas un ne dit comme l'autre, et quoique tu fasses, jamais tu ne pourras plaire à tout le monde.
- Je ne peux pas croire cela ! dit le fils.
Et il insista si longtemps que le père finit par se mettre en route avec lui. Afin que leur âne ne reste pas tout seul ils l'emmenèrent avec eux ; et c'est ainsi qu'ils partirent dans le monde. Le père marchait devant, le fils marchait à côté de lui et ils tiraient leur âne derrière eux. Bientôt ils rencontrèrent un paysan. Ils s'arrêtèrent et parlèrent avec lui de la pluie et du beau temps. Pour finir, le paysan secoua la tête et leur dit :
- Pourquoi laissez-vous votre âne se prélasser ? Il pourrait bien porter l'un de vous deux !
Puis il leur dit adieu et s'éloigna.
- Le paysan a raison ! Viens père, monte sur l'âne ! dit le fils.
Le père s'assit sur l'âne et ils reprirent leur route. Devant marchait le fils, derrière suivait le père sur son âne.
Peu de temps après, ils rencontrèrent deux jeunes compagnons en tournée. Ils racontèrent ceci et cela des lointaines contrées qu'ils avaient visitées et, finalement, l'un dit à l'autre :
- Qu'en penses-tu, toi, que le père soit sur son âne, pendant que le pauvre garçon va à pied ?
L'autre compagnon secoua la tête, puis ils reprirent leur route.
- Les compagnons ont raison, dit le fils, descends père et laisse-moi monter l'âne.
Maintenant le fils était devant sur son âne et le père marchait à pied derrière.
Voilà qu'ils rencontrèrent une vieille femme qui venait d'aller ramasser du bois. Elle pleurnicha ceci, cela. Et que les temps étaient bien durs et que son dos était bien bossu, puis elle dit :
- C'est une honte que le père aille à pied et que le fiston fasse le beau sur son âne !
Elle secoua la tête et s'en alla en boitant.
- La vieille a raison, dit le fils, tout honteux, monte avec moi sur l'ane père !
Les voilà donc tous deux sur l'âne, quand s'arrêta une calèche avec un beau monsieur qui bavarda avec eux de ceci, de cela, du commerce et de l'argent.
Finalement il leur dit :
- Cette pauvre bête va bientôt crever si vous la chargez ainsi !
Et il repartit.
- Le monsieur a raison, dit le fils, il faut ménager notre âne, nous allons le porter.
Ils lui attachèrent les pattes de devant, puis les pattes de derrière, glissèrent ensuite une longue branche entre les pattes et soulevèrent chacun un bout de la branche. Après avoir ainsi porté l'âne un bout de chemin, ils arrivèrent devant une auberge où il y avait une foule de gens joyeux :
- Voyez ces imbéciles ! cria une voix. Ils portent leur âne au lieu de s'asseoir dessus !
Tous hurlèrent de rire ; une autre voix grinça :
- Même s'ils ne veulent pas s'asseoir sur l'âne, pourquoi ne le conduisent-ils pas par le licou, derrière eux ?
- L'homme a raison, dit le fils, pourquoi ne tenons-nous pas notre âne par le licou ?
- C'est ainsi que nous sommes partis de la maison, dit le père, mais pour complaire à chacun, je suis monté dessus, puis toi, puis nous deux, puis nous avons porté l'âne, et maintenant il faudrait de nouveau le conduire…
- Ne peut-on jamais plaire à tous ? demanda le fils.
- Jamais ! répondit le père.
Posté le 06.06.2006 par Feedback
T’es beau,
T’es beau parce que t’es courageux,
De regarder dans le fond des yeux,
Celui qui te défie d’être heureux.
T’es beau,
T’es beau comme un cri silencieux,
Vaillant comme un métal précieux,
Qui se bat pour guérir de ses bleus.
C’est comme une rengaine,
Quelques notes en peine,
Qui forcent mon cœur,
Qui forcent ma joie,
Quand je pense a toi,
A présent.
J’ai beau,
J’ai beau me dire qu’au fond c’est mieux,
Même si c’est encore douloureux,
Je n’ai pas de recoin silencieux.
C’est beau,
C’est beau parce que c’est orageux,
Avec ce temps je connais peu,
Les mots qui traînent au coin de mes yeux.
C’est comme une rengaine,
Quelques notes en peine,
Qui forcent mon cœur,
Qui forcent ma joie
Quand je pense à toi,
Toi qui sors de scène,
Sans armes et sans haine,
J’ai peur d’oublier,
J’ai peur d’accepter,
J’ai peur des vivants,
A présent.
T’es beau…
Texte : Edith Fambuena, Pauline Croze / Musique : Pauline Croze
http://www.paulinecroze.com
Posté le 03.06.2006 par Feedback
Posté le 03.06.2006 par Feedback
Posté le 03.06.2006 par Feedback
Ce soir ma fille m'a dit :
"Quand j'étais petite, j'étais en plastique !"
euh... alors... bon... m'enfin...
Posté le 03.06.2006 par Feedback
Posté le 01.06.2006 par feedback
J'ai envie d'fumer des américaines
Et de me rouler des jamaïcaines
J'ai envie de boire jusqu'à vaciller
Jusqu'à ne plus voir qui va m'déshabiller
Et puis j'ai envie d'partir en bateau
Avec des bandits vêtus en matelots
J'ai envie de rire, rire jusqu'à souffrir
J'ai envie de ça, mais je n'ose pas
Car moi
Je suis grande, je suis raisonnable
Je donne l'exemple, je suis responsable
Je n'teins pas mes cheveux
J'ai pas de béquilles
J'ai l'respect des vieux
Et de la famille
Je vais à l'église
Je suis ménagère
J'suis toujours bien mise
Et jamais vulgaire
J'n'ai pas eu de crise à l'adolescence
Faut qu'on m'intronise, qu'on me donne un sens
J'ai envie de trouver au fond de mon ventre
Une passion cachée, sauvage et brûlante
J'ai envie d'courir toute nue sur une plage
Imiter l'soupir d'un grand coquillage
Et puis j'ai envie, envie de danser
Pour n'importe qui et me faire payer
J'ai envie de vivre, plutôt, de survivre
J'ai envie de ça, mais je n'ose pas
Car moi
Je suis grande, je suis raisonnable
Je donne l'exemple, je suis responsable
Je n'fais pas d'bêtises, je n'ai pas cette chance
Faut qu'on m'intronise, qu'on me donne un sens
Si elle ressemble à ça
La vie après la vie
J'envie ceux qui n'vont pas au paradis
Moi j'ai gagné mon ciel
Comme disent les fidèles
Qui ne s'offrent un péché
Que lorsqu'il est véniel
J'ai envie d'crever ma bulle de cristal
Et d'laisser rentrer quelques langues sales
J'ai envie d'baisser mes bras de femme forte
Envie d'accepter qu'la vague m'emporte
J'ai envie d'troquer mes bonnes manières
Contre un peu d'plaisir et un peu d'poussière
J'ai envie de jouir, jouir jusqu'à mourir
J'ai envie de toi
Mais je n'ose pas, car moi
Bravo !
Je suis grande, je suis raisonnable
Honnête et patiente, bonne et charitable
J'ai la tête froide, je m'oublie pour d'autres
Mais c't'un cœur malade qui bat dans mes côtes
Je me sens petite, je me sens fragile
Et j'ai l'eau bénite qui me monte aux cils
Quand j'te vois partir
Parce que j't'ai chassé
Comme pour me punir
De te désirer
http://www.lyndalemay.com
Posté le 01.06.2006 par Feedback
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