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Description du blog :
Stéphane Abry : "Mon métier est d'aider les autres à réussir"
Catégorie :
Blog Société
Date de création :
19.03.2006
Dernière mise à jour :
25.05.2009

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Proverbe chinois

Publié le 06/06/2006 à 12:00 par Feedback
Proverbe chinois
"Il est difficile d'attraper un chat noir dans une pièce sombre, surtout lorsqu'il n'y est pas."

Conte chinois

Publié le 06/06/2006 à 12:00 par Feedback
Conte chinois
Un paysan Chinois suscitait la jalousie des plus riches du pays parce qu’il possédait un cheval blanc merveilleux. Chaque fois qu’on lui proposait une fortune pour l’animal, le vieillard répondait :
— " Ce cheval est beaucoup plus qu’un animal, pour moi, c’est un ami, je ne peux pas le vendre."
Un jour, le cheval disparut. Les voisins rassemblés devant l’étable vide donnèrent leur opinion :
— "Il était prévisible qu’on te volerait ton cheval. Pourquoi ne l’as-tu pas vendu ? "
Le paysan se montra plus dubitatif :
— " N’exagérons rien, dit-il. Disons que le cheval ne se trouve plus dans l’étable. C’est un fait. Tout le reste n’est qu’une appréciation de votre part. Comment savoir si c’est un bonheur ou un malheur ? "
Les gens se moquèrent du vieil homme. Ils le considéraient depuis longtemps comme un simple d’esprit.

Quinze jours plus tard, le cheval blanc revint. Il n’avait pas été volé, il s’était tout simplement sauvé et présentement ramenait une douzaine de chevaux sauvages avec lui. Les villageois s’attroupèrent de nouveau.
— "Tu avais raison, ce n’était pas un malheur mais une bénédiction."
— "Je n’irai pas jusque là, fit le paysan. Contentons-nous de dire que le cheval blanc est revenu. Comment savoir si c’est une chance ou une malchance ?"

Les villageois se dispersèrent, convaincus que le vieil homme déraisonnait. Recevoir douze chevaux était indubitablement un cadeau du ciel. Qui pouvait le nier ?

Le fils du paysan entreprit le dressage des chevaux sauvages. L’un d’eux le jeta à terre et le piétina. Les villageois vinrent une fois de plus donner leur avis :
— « Pauvre ami ! Tu avais raison, ces chevaux sauvages ne t’ont pas porté chance. Voici que ton fils unique est estropié. Qui donc t’aidera dans tes vieux jours ? Tu es vraiment à plaindre. »
— "Voyons rétorqua le paysan, n’allez pas si vite. Mon fils a perdu l’usage de ses jambes, c’est tout. Qui dira ce que cela nous aura apporté ? La vie se présente par petits bouts, nul ne peut prédire l’avenir."

Quelques temps plus tard, la guerre éclata et tous les jeunes gens du pays furent enrolés dans l’armée, sauf l’invalide.
— « Vieil homme, se lamentèrent les villageois, tu avais raison, ton fils ne peut plus marcher, mais il reste auprès de toi tandis que nos fils vont se faire tuer."
— "Je vous en prie, répondit le paysan, ne jugez pas hâtivement. Vos jeunes sont enrolés dans l’armée, le mien reste à la maison, c’est tout ce que nous puissions dire. Dieu seul sait si c’est bien ou mal. »

"Ce que disent les gens"

Publié le 06/06/2006 à 12:00 par Feedback
"Ce que disent les gens"
Loin des humains vivaient un père avec son fils. Ils vivaient paisibles et tranquilles et étaient toujours du même avis. Cependant, en grandissant, le fils fit un souhait :
- Je voudrais aller voir une fois dans le monde ce que disent les gens, demanda-t-il.
- Ne souhaite donc pas une chose pareille ! répondit le père. Pas un ne dit comme l'autre, et quoique tu fasses, jamais tu ne pourras plaire à tout le monde.
- Je ne peux pas croire cela ! dit le fils.

Et il insista si longtemps que le père finit par se mettre en route avec lui. Afin que leur âne ne reste pas tout seul ils l'emmenèrent avec eux ; et c'est ainsi qu'ils partirent dans le monde. Le père marchait devant, le fils marchait à côté de lui et ils tiraient leur âne derrière eux. Bientôt ils rencontrèrent un paysan. Ils s'arrêtèrent et parlèrent avec lui de la pluie et du beau temps. Pour finir, le paysan secoua la tête et leur dit :
- Pourquoi laissez-vous votre âne se prélasser ? Il pourrait bien porter l'un de vous deux !
Puis il leur dit adieu et s'éloigna.
- Le paysan a raison ! Viens père, monte sur l'âne ! dit le fils.
Le père s'assit sur l'âne et ils reprirent leur route. Devant marchait le fils, derrière suivait le père sur son âne.
Peu de temps après, ils rencontrèrent deux jeunes compagnons en tournée. Ils racontèrent ceci et cela des lointaines contrées qu'ils avaient visitées et, finalement, l'un dit à l'autre :
- Qu'en penses-tu, toi, que le père soit sur son âne, pendant que le pauvre garçon va à pied ?
L'autre compagnon secoua la tête, puis ils reprirent leur route.
- Les compagnons ont raison, dit le fils, descends père et laisse-moi monter l'âne.

Maintenant le fils était devant sur son âne et le père marchait à pied derrière.
Voilà qu'ils rencontrèrent une vieille femme qui venait d'aller ramasser du bois. Elle pleurnicha ceci, cela. Et que les temps étaient bien durs et que son dos était bien bossu, puis elle dit :
- C'est une honte que le père aille à pied et que le fiston fasse le beau sur son âne !
Elle secoua la tête et s'en alla en boitant.
- La vieille a raison, dit le fils, tout honteux, monte avec moi sur l'ane père !

Les voilà donc tous deux sur l'âne, quand s'arrêta une calèche avec un beau monsieur qui bavarda avec eux de ceci, de cela, du commerce et de l'argent.
Finalement il leur dit :
- Cette pauvre bête va bientôt crever si vous la chargez ainsi !
Et il repartit.
- Le monsieur a raison, dit le fils, il faut ménager notre âne, nous allons le porter.
Ils lui attachèrent les pattes de devant, puis les pattes de derrière, glissèrent ensuite une longue branche entre les pattes et soulevèrent chacun un bout de la branche. Après avoir ainsi porté l'âne un bout de chemin, ils arrivèrent devant une auberge où il y avait une foule de gens joyeux :
- Voyez ces imbéciles ! cria une voix. Ils portent leur âne au lieu de s'asseoir dessus !
Tous hurlèrent de rire ; une autre voix grinça :
- Même s'ils ne veulent pas s'asseoir sur l'âne, pourquoi ne le conduisent-ils pas par le licou, derrière eux ?
- L'homme a raison, dit le fils, pourquoi ne tenons-nous pas notre âne par le licou ?
- C'est ainsi que nous sommes partis de la maison, dit le père, mais pour complaire à chacun, je suis monté dessus, puis toi, puis nous deux, puis nous avons porté l'âne, et maintenant il faudrait de nouveau le conduire…
- Ne peut-on jamais plaire à tous ? demanda le fils.
- Jamais ! répondit le père.

La sieste ?

Publié le 03/06/2006 à 12:00 par Feedback
La sieste ?
Il y a des jours comme aujourd'hui où tout coïncide dans la journée pour pouvoir faire une sieste. En fait, les spécialistes de la sieste, celles et ceux qui en font un Art crieront au scandale. Je veux bien l'admettre, une sieste ce n'est pas un 13h30-19h30 à dormir. L'art de la sieste est plus subtile. Pour ma part je n'ai pas fait dans le détail et j'ai profité de mon après-midi pour dormir profondément. Tout compte fait, le contentement est aisé...

Tiens, voici des liens sur la sieste :

http://www.comby.org/sieste/siestefr.htm
http://ura1195-6.univ-lyon1.fr/articles/cfes/sante/sieste.html
http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2000/mag0707/sa_1962_sieste.htm
http://www.pratique.fr/sante/forme/em24b09.htm
http://www.sommeil-mg.net/ficheSieste.php

Le "job" de CG Jung

Publié le 28/05/2006 à 12:00 par Feedback
Le "job" de CG Jung
JUNG a beaucoup voyagé en Afrique noire, en Afrique du nord, aux Indes et en Amérique où il étudia particulièrement les coutumes des Indiens "Pueblos". Il s'efforça toute sa vie de dépasser une attitude purement descriptive de la maladie mentale et de la comprendre de l'intérieur. S'il fut d'abord attiré par les travaux de FREUD (avec qui il se lia d'amitié durant 5 années), l'esprit de système de son aîné l'éloigna peu à peu de lui: JUNG ne pouvait accepter une conception de l'énergie psychique (la libido) limitée, pour les besoins d'une théorie, à l'impulsion sexuelle. La rupture survint après la parution de "Métamorphoses et symboles de la libido" en 1912 dans laquelle JUNG exposa sa théorie sur la notion de l'inconscient collectif. Il décrit une structure quaternaire de la psyché, avec 4 fonctions psychologiques caractérisant les différents types humains: Pensée, Intuition, Sentiment et Sensation. Ces 4 fonctions forment un instrument que l'individu doit manier pour évoluer. Sa vision de l'Homme est dynamique, et on peut la résumer par ces 2 concepts: le devenir, et la transformation. En l'homme, le monde devient conscient de lui-même par la formation d'un Moi. Mais le renforcement unilatéral de ce dernier ne doit pas dépasser une certaine limite. Au delà, le Moi tend à oublier son lien avec l'océan d'où il sort, l'arbre se sépare de ses racines, se dessèche ou produit des fruits monstrueux. Sur le plan collectif ce seront alors des déchaînements sauvages (les exemples abondent au XX e Siècle). Chez l'individu, c'est la névrose, affection mentale où l'inconscient, nié, réclame sa part. La névrose n'est donc pas liée uniquement à des évènements du passé notamment infantiles, comme pour FREUD, mais à une situation actuelle. Rétablir le passage sans heurt du courant psychique, source de renouvellement, tel est le but de l'exploration intérieure.

La persona : c'est la partie de nous, apparente, éclairée, que l'on montre aux autres. C'est notre Moi social.

L'ombre : partie inconsciente de notre personnalité, non exposée à la lumière. Ce sont toutes les potentialités que nous n'exploitons pas, mais pas forcément que nous réprimons.

Il existe un équilibre entre la "persona" et "l'ombre" car sinon rien de spontané ne pourrait avoir lieu. Ils dépendent tous deux du contexte socioculturel.

L'inconscient collectif : ses modes de manifestation sont les "archétypes" qui désignent les images anciennes (comme le "dragon", le "paradis perdu"...). Ces images constituent un fond commun à toute l'humanité. Dans chaque individu on les retrouve, en tout temps et en tout lieu, à côté des souvenirs personnels. Ils se manifestent dans les rêves, les délires et les arts picturaux. JUNG distingue plusieurs strates dans l'inconscient collectif:

- 1ère couche : c'est l'inconscient individuel.

- 2ème couche : c'est l'inconscient collectif familial auquel on appartient. (Dans certaines familles il y a par exemple certains chiffres qui reviennent génération après génération).

- 3ème couche : c'est l'inconscient collectif du groupe ethnique et culturel auquel appartient la famille.

- Au dessus : il y a un inconscient collectif primordial. C'est ce qui est le plus général à l'humanité, comme par exemple la peur commune de l'obscurité, les instincts etc... Dans cet inconscient collectif, il y a des structures de base, un code général où cet inconscient s'exprime et ce sont les archétypes. Ils puisent dans la matière indifférenciée, le magma, le chaos de l'origine.

Les archétypes : ce sont des structures de base, un cadre général où l'inconscient collectif s'exprime. Ils sont innés, immuables et les mêmes pour tout le monde. Ce sont les contenus de l'inconscient. Les archétypes sont les formes "a priori" de la représentation. Il y a ainsi les archétypes parentaux (Père et Mère), l'anima, l'animus... etc.

L'anima : est l'aspect féminin psychique chez l'homme.

L'animus : est l'aspect masculin psychique chez la femme.

Le Soi : c'est la totalité. Quand cette partie de nous-même a atteint la totalité, elle se prend pour Dieu. Le paranoïaque (être humain s'étant construit un système de relation à l'Autre de type paranoïaque) est un individu qui pense atteindre le Soi. C'est l'inflation pathologique du Soi. On a tous tendance à rechercher l'unité.

Tout le travail de JUNG s'est appuyé sur la double question qui domina sa vie: "qu'est-ce que le monde, et qui suis-je?". L'insuffisance du cadre religieux éclata aux yeux de ce fils de pasteur. Il devina que la réponse se trouvait au dedans de lui et non au dehors. La psychiatrie lui parut offrir un moyen plus propice d'aborder la totalité de l'Homme. JUNG a également travaillé sur la recherche alchimique. Il relia ainsi la mythologie, l'archaïque au psychologique: dans la transformation alchimique du fer en or, c'est la transformation de quelque chose en nous que l'on tente. C'est la transformation de la personnalité.

JUNG fut avant tout le témoin d'une réalisation interne. Sa méthode psychologique et son oeuvre sont les fruits de cette réalisation. Adolescent, il a rencontré sur son chemin la figure fascinante de ZARATHOUSTRA, le "messager du surhumain" qui avait conduit à la folie Frédéric NIETZSCHE, Bâlois d'adoption comme lui. A son tour il s'est vu contraint par le destin d'affronter ce qui est en définitive, l'unique problème de l'âme moderne : l'homme peut-il être surmonté, et par quelle voie ?

Méthode thérapeutique

Afin de rétablir le passage du courant psychique, il faut pratiquer l'exploration intérieure. Pour y parvenir, JUNG n'a guère recours à des techniques, capables à ses yeux de préjuger du résultat. Sa méthode est définie par "l'Auseinandersetzung", confrontation, échange sans dérobade entre deux personnalités. Une attitude objective, neutre, n'est pas de mise de la part du praticien. Seul un sujet peut aider un sujet, dans son drame et non à côté. JUNG accorde par la suite, comme FREUD, une importance capitale au transfert qui est le lien affectif unissant le praticien et le patient (accès au dossier "transfert"). Mais loin d'être, comme pour ce dernier, la simple projection d'une image parentale du patient, le transfert joue pour JUNG (à partir du praticien), le rôle actif d'un catalyseur en vue de la manifestation des contenus inconscients. Pour être efficace, il présuppose donc un accomplissement personnel du psychiatre ou du psychologue. Aux yeux de JUNG, la portée de la psychothérapie est aussi variée que la nature humaine. On ne peut lui assigner de but. L'évolution psychologique est essentiellement imprévisible. Les intentions et les voies de la nature ne sont pas les nôtres. La disposition requise à leur égard est donc une attention vigilante alliée à une totale disponibilité.

Auprès de la "petite psychothérapie" qui tend à la guérison d'un symptôme (obsession, phobie, inhibition...) et dans laquelle les découvertes cliniques de FREUD ont leur place, le praticien peut se trouver engagé dans une "grande psychothérapie", entreprise de longue haleine qui ne vise pas que la transformation de la personnalité. JUNG ne se contente pas de rétablir une norme qui reste à définir (tandis que la thérapeutique de FREUD se borne à faire venir à la conscience les contenus personnels inconscients, qui pour avoir été oubliés ou refoulés, troublent la vie consciente). Voyant dans l'inconscient une énergie pré-existant au Moi, il ne fixe pas de limites à sa poussée en vue de son actualisation et accueille toutes les formes de réalisation possibles. Il demeure seulement attentif à sauvegarder le contrôle du Moi conscient (accès au dossier "conscient-inconscient"). Il se garde aussi de réduire la valeur des matériaux mis au jour. De telles attitudes ne font que masquer notre ignorance. Si un grand poète a été névropathe, cela ne touche en rien au mystère de son génie, car tous les névropathes ne sont pas des grands poètes. La reconnaissance dans l'Homme d'une dimension qui "dépasse infiniment l'homme" (limité à l'égo) caractérise la psychologie analytique, dite "complexe" ou "des profondeurs" par opposition à la psychanalyse Freudienne.

Il existe depuis 1948 à Zurich, un institut C.G. JUNG qui assure la formation des praticiens. L'école Jungienne a des représentants un peu partout dans le monde.

Dynamisme des images oniriques

Le rêve est pour JUNG, comme il l'est pour FREUD, la "voie royale" menant à l'inconscient (accès au dossier "rêve"). JUNG professe le plus grand respect à l'égard du songe et de son message. Le rêve révèle l'existence d'un psychisme objectif, d'une sagesse naturelle qui tend à l'auto-régulation de la psyché, et dont il est la voie. IL traduit l'état de l'inconscient à un moment donné et exerce normalement une fonction de complémentarité par rapport aux attitudes conscientes. C'est une production naturelle qui doit être examinée comme telle.

Les symboles qu'il met en oeuvre pour peindre une situation ne sont pas uniquement des signes, des allégories créés par une fonction de censure servant à dissimuler des figures de l'état de veille, ce qui est la conception Freudienne. Ce sont des images qui ont leur raison d'être en elles-mêmes et possèdent leur dynamisme propre. Leur signification excèdera toujours les interprétations que l'on peut en donner, car le propre du symbole est précisément de mettre le conscient en contact avec ce qui est "inconnu et à jamais inconnaissable". Le rêve formant un tout complet, son sens ne doit pas être recherché au moyen de libres associations qui nous écartent de lui (méthode Freudienne), mais chaque symbole demande à être éclairé à l'aide du contexte onirique et vital. La nature autonome du symbole, ainsi que l'existence d'un inconscient collectif permettent d'inviter le rêveur à passer au-delà de ses associations personnelles. Il pourra alors examiner toute la portée possible de l'image proposée à sa conscience en utilisant les matériaux historiques qui s'y rapportent. Cette opération est appelée "amplification".

Les symboles peuvent encore apparaître à l'état de veille sous forme de fantasmes, d'impressions visuelles ou auditives. Une mention spéciale doit être faite de l'imagination active. Elle consiste à fixer l'attention sur une image empruntée à un rêve et à en examiner la libre évolution. L'imagination active, où le Moi joue le rôle de témoin vigilant, est aux antipodes de la rêverie. Elle peut fournir un instrument de choix en vue de la maturation des situations oniriques. Les plus belles images demeureront vaines tant que le Moi ne les aura pas faites siennes par un acte qui sera, suivant le cas, interne ou externe. C'est alors seulement que l'on pourra parler d'intégration, de réalisation psychologique.

Inconscient collectif et individuation

Par la voie (une et multiple) de l'image, l'homme pénètre progressivement dans les cercles qui le mènent vers le centre de son être intérieur. Le premier rencontré est celui de la "persona" (en latin, c'est le masque du comédien). Ce terme désigne ici le personnage social qui, s'il a l'utilité et le caractère indispensables d'un vêtement, risque bien souvent de nous dissimuler notre nature individuelle. Il faut ensuite affronter et intégrer "l'ombre", partie de nous-même constituée par nos défauts et les produits de la fonction psychologique la moins différenciée. L'ombre a cependant un sens plus vaste et peut également désigner l'inconscient dans son ensemble. En effet, tout ce qui n'est pas entré dans la lumière de la conscience apparaît comme rempli d'obscurité et de menace. JUNG applique à la plongée dans l'ombre l'expression de "mort volontaire" qu'il emprunte à APULEE parlant des mystères d'Isis. Mais au-delà de la porte étroite, on débouche dans"une immensité sans limites, une indétermination inouïe".

Avec l'entrée dans cet infini, océan d'énergie antérieur à l'individu, JUNG franchit un pas que FREUD n'avait pas osé faire. Par opposition à l'inconscient personnel, il le nomme inconscient collectif. Son exploration n'est pas sans danger: les énergies qui font alors irruption dans la conscience inondent l'être, tel un déluge. On assiste à un "abaissement du niveau mental" pouvant aller jusqu'à la dissolution de la conscience pendant laquelle le psychologue tient, grâce au transfert, la place d'un Moi de substitution.

Les contenus de l'inconscient collectif, ses modes de manifestation sont les archétypes. Plutôt que des structures préformées, ce sont des virtualités (potentialités) formatrices qui modèlent la matière indifférenciée fournie par le flux de l'énergie psychique. Ce sont de purs dynamismes qui se présentent sous des formes extrêmement variées, mais contenant toutes une forte charge émotionnelle. Cette charge est à la fois positive et négative: l'archétype est simultanément l'indispensable facteur de l'évolution intérieure et, par la fascination qu'il exerce, une puissance captatrice, un "ogre" redoutable. La vie de l'homme toute entière est dominée et comme aimantée par les archétypes. Les plus puissants d'entre eux sont, sans conteste, ceux des parents.

L'anima est au suprême degré la puissance qui arrache l'homme à son univers relationnel. C'est pourquoi elle apparaît souvent en premier lieu comme la séductrice, le fauteur de désordre. Certains types d'anima demeurent ainsi purement négatifs et aliènent entièrement celui qu'elles entraînent. Mais, peu à peu l'harmonie naît du chaos: l'anima montre son visage d'initiatrice. L'intégration de l'anima chez l'homme, de son homologue l'animus chez la femme, conduit à la réalisation intérieure de l'androgyne mythique. Comme tout ce qui relève de l'inconscient collectif, les archétypes ne sont pas séparés les uns des autres par des limites rigoureuses. Il existe entre eux des parentés, des contaminations, des passages. Ils se manifestent non seulement à l'intérieur mais aussi sous forme de situations où l'évènement extérieur se trouve en correspondance avec une donnée psychique. L'archétype doit être considéré comme un facteur (non pas psychique mais "psychoïde"), dans lequel on peut voir le pont reliant le monde intérieur et le monde extérieur. Il façonne à la fois la psyché et le continuum espace-temps.

L'apparition de l'inconscient collectif et de ses messages au premier plan des préoccupations contemporaines constitue pour JUNG la voie par laquelle la nature s'efforce de résoudre un grand problème: le développement prodigieux de la conscience claire a eu pour contrepartie la mise en jachère du domaine de l'âme, de l'irrationnel, relégués au rang de résidu de l'âge mythologique. L'intellect a usurpé la place de l'esprit créateur et celui-ci doit être recherché non plus en haut, telle une flamme, mais dans les profondeurs où se trouvent les eaux, ainsi qu'en témoignent les rêves de nombreux hommes d'aujourd'hui. Les plus beaux triomphes de la science ne sauraient compenser cette perte d'âme. L'homme, une fois seul avec lui-même, se sent dans un état d'indigence spirituelle, génératrice de déséquilibre: "la névrose, écrit JUNG, est la souffrance d'une âme qui a perdu son sens".

L'individuation conduit au retrait des projections. L'homme dépouille le monde extérieur de son pouvoir de fascination et parvient à l'autonomie. A la loi arbitraire du Moi et des influences extérieures, se substitue une règle interne. Le nouveau centre appelé Soi est situé au-delà du Moi qui occupe par rapport à lui la position d'un satellite. Comparant les symboles du Soi et ceux qui expriment la divinité dans les religions et les mythes, JUNG conclut que le Soi est identique à l'image de Dieu dans l'âme.

Citations de CG Jung

Publié le 28/05/2006 à 12:00 par Feedback
Citations de CG Jung
"Sans émotions, il est impossible de transformer les ténèbres en lumière et l'apathie en mouvement". [Carl Gustav Jung]

"Nous nous rencontrons maintes et maintes fois sous mille déguisements sur les chemins de la vie". [Carl Gustav Jung]

"Ce qu'on ne veut pas savoir de soi-même finit par arriver de l'extérieur comme un destin". [Carl Gustav Jung]

"La clarté ne naît pas de ce qu'on imagine le clair, mais de ce qu'on prend conscience de l'obscur". [Carl Gustav Jung]

"L'homme mérite qu'il se soucie de lui-même car il porte dans son âme les germes de son devenir". [Carl Gustav Jung]

"Il est assez stérile d'étiqueter les gens et de les presser dans des catégories". [Carl Gustav Jung]

"En chacun de nous existe un autre être que nous ne connaissons pas. Il nous parle à travers le rêve et nous fait savoir qu'il nous voit bien différent de ce que nous croyons être". [Carl Gustav Jung]

"La croissance de la personnalité se fait à partir de l'inconscient". [Carl Gustav Jung]

Et un peu d'humour... quoique...

"La psychanalyse s'arrête quand le patient est ruiné". [Carl Gustav Jung]

"Seuls les psychologues inventent des mots pour les choses qui n'existent pas !" [Carl Gustav Jung]

Un instant de tranquilité

Publié le 28/05/2006 à 12:00 par Feedback
Un instant de tranquilité
Cette photo de CG Jung me fait du bien. Alors je vous l'offre.

Quels mots pourrions-nous y associer ?

Paix
Tranquilité
Réflexion
Sagesse
Calme
Sérénité
Connaissance
Harmonie
Compassion
Chaleur
Découverte
...

A vous de choisir...

Jung

Publié le 28/05/2006 à 12:00 par Feedback
Jung
"Ma vie est l'histoire d'un inconscient qui a accompli sa réalisation". C'est par ces mots, à la fois simples mais ô combien lourds de sens, que Jung, au printemps 1957, âgé alors de 83 ans, débute son autobiographie.

Des mots qui, en effet, rendent bien l'essence de son parcours, émaillé de bien peu d'événements extérieurs. Car la vraie aventure de sa vie a été intérieure, et a consisté en une plongée au coeur de l'inconscient humain.

Ces mots qui, par la modestie qui s'en dégage, montrent déjà toute la distance qui séparera sa pensée de celle de Freud. L'inconscient mène le jeu. C'est un inconscient porteur de dynamismes, un inconscient processus, un inconscient à l'origine d'une évolution, d'une métamorphose de la personnalité dont parle Jung. "Un inconscient qui a accompli sa réalisation".

Jung, fils de pasteur protestant, naît en 1875 dans une petite bourgade suisse. Après des humanités au Collège de Bâle, il se lance dans des études de médecine à l'université de la Bâle. Féru de philosophie, c'est dans la psychiatrie qu'il parvient à réconcilier son souci de comprendre l'homme et l'esprit scientifique du médecin. Il écrit sa thèse de doctorat sur "la psychologie et la pathologie des phénomènes dits occultes". Il travaille avec le professeur Bleuler à la clinique du Burghölzli, où il est amené à soigner de nombreux patients psychotiques.

Cette fréquentation de malades gravement atteints, qui a donné à Jung cette proximité avec la folie, est à l'origine d'une autre différence par rapport à Freud, qui, en tant que neurologue dans une Vienne puritaine, a surtout eu affaire à des patients hystériques. Jung, très tôt, s'intéressera au sens des images effrayantes que produit la psyché délirante.

C'est aussi cette particularité de sa clinique qui le fera mener plus loin que Freud l'exploration du narcissisme primaire. Le processus d'individuation dont parle Jung pourrait en effet se lire comme une tentative de la psyché de guérir l'individu en le plongeant dans une régression auto-érotique (ou narcissique), qu'il faut ensuite sacrifier pour pouvoir sortir.

On comprend dès lors combien la pensée de Jung a été résolument moderne, voire avant-gardiste, quand on voit l'émergence actuelle des théories sur les pathologies narcissiques.

En 1902, il se fiance avec Emma Rauschenbach, qui deviendra un an plus tard son épouse, et dont il aura cinq enfants.

Vers 1906, il découvre l'œuvre de Freud et prend publiquement position en faveur de la psychanalyse, qui lui paraît une nouvelle voie de compréhension des mécanismes psychopathologiques. Il rencontre Freud, et, très rapidement, une amitié se noue entre les deux hommes. Freud le considère comme son dauphin et successeur (voir Jung et Freud : deux hommes, deux pensées).

En 1909, Jung arrête ses activités en clinique pour se consacrer à une pratique privée à Küsnacht, où il se fait construire une maison le long du lac de Zurich.

En 1910, il est nommé président de la "Société internationale psychanalytique".

A noter, en passant, et sous forme de clin d'oeil, combien il peut paraître ridicule, de voir certains freudiens continuer à prétendre que Jung n'a jamais su manier la psychanalyse, puisqu'il a présidé la première Société de l'histoire de la psychanalyse, et analysé Freud lui-même !

1912 sera l'année qui consacre la rupture entre Jung et Freud. Jung écrit les "Métamorphoses et symboles de la libido", ouvrage dans lequel il affirme sa conception de la psyché humaine, sur plusieurs points en opposition avec la pensée de Freud, notamment parce que Jung n'admet pas que la primauté de la sexualité dans la psyché humaine.

Les deux hommes resteront profondément blessés de cette rupture, car leur déception est à la hauteur de leurs attentes réciproques. Il est profondément regrettable que cette rupture personnelle aie été suivie d'un schisme entre les deux écoles analytiques, d'autant plus que des anathèmes réciproques rendent difficile voire impossible toute confrontation sur le fond entre les deux théories pourtant respectivement si riches et souvent complémentaires.

Après la première guerre mondiale, Jung va beaucoup voyager : en Amérique du Nord, puis en Afrique.

En 1928, il publie "Dialectique du Moi et de l'inconscient". Il y développe son hypothèse d'un inconscient collectif, réservoir des archétypes, organisateurs inconscients de la personnalité (au même titre que le programme génétique, contenu dans l'ADN, constitue l'organisateur de nos cellules). Il y décrit les principaux archétypes, la persona (ou masque social), l'ombre (ou partie obscure de nous, correspondant en partie au contenu du refoulement dans l'inconscient personnel), l'anima (partie féminine chez l'homme) et l'animus (part masculine chez la femme), et le Soi (centre inconscient de la personnalité).

A cette époque, il entre en contact avec l'alchimie. Les textes des anciens alchimistes lui paraissent rejoindre de façon étonnante ses découvertes sur l'inconscient collectif. Ils décrivent, point par point, les stades de la confrontation avec l'inconscient, et le processus de métamorphose qui se produit quand on "laisse advenir" ses contenus. Jung découvre que dans l'idée d'une transformation de la matière pour accéder à la pierre philosophale, l'alchimiste projetait l'expérience d'une transformation intérieure (voir Alchimie et transformation intérieure).

Dans "Psychologie du Transfert", Jung partira d'une série d'anciennes gravures alchimiques, tirées d'un traité, le Rosarium Philosophorum, pour expliquer les mécanismes du transfert qui interviennent dans l'analyse quand on aborde l'inconscient collectif. Quelques unes de ces gravures se retrouvent en tant qu'illustrations tout au long des pages de ce site.

De même, Jung va se pencher sur la spiritualité orientale, à partir d'un ancien traité taoïste, "le Secret de la Fleur d'Or".

L'alchimie, comme la spiritualité orientale, décrivent bien le processus d'individuation, que Jung avait expérimenté pour lui-même, et chez ses patients. Par individuation, il entend la réalisation de la totalité et de l'individualité de l'être.

En 1940, il publie l'ouvrage "Psychologie et Religion". En 1944 sort "Psychologie et Alchimie".

Les années qui suivront seront pour Jung des années de maturation de son œuvre.

Le 6 juin 1961, il décède à Küsnacht, dans la demeure où il avait construit une tour, au bord du lac.

L'inscription qu'il y avait gravée, dans la pierre, au-dessus de la porte, était la suivante : "Vocatus atque non vocatus, Deus aderit", ce qui signifie : "Invoqué ou non invoqué, le Dieu sera là, il est omniprésent".

Il voulait ainsi parler de l'inconscient, qui, reconnu ou non, agit en nous. Et accomplit sa réalisation ...

Méditation

Publié le 28/05/2006 à 12:00 par Feedback
Méditation
"Quand vous méditez, vous ne devriez faire aucun effort pour contrôler et aucune tentative pour être paisible.

N'en faites pas quelque chose de solennel ou un certain rituel spécial; oubliez même que vous êtes entrain de méditer.

Laissez votre corps comme il est, et votre respiration comme vous la trouvez".

Sogyal Rinpoche

Paix

Publié le 27/05/2006 à 12:00 par Feedback
Paix
"Pour faire la paix, il faut être deux : soi-même et le voisin d'en face". [Aristide Briand]

"On trouve toujours de l'argent pour faire la guerre, jamais pour vivre en paix". [Albert Brie]

"Etre en paix avec soi-même est le plus sûr moyen de commencer à l'être avec les autres". [Luis de Leon]

"Vous n'avez qu'un jour à passer sur la terre ; faites en sorte de le passer en paix". [Félicité de Lamennais]

"Traverse tranquillement le bruit et la fureur et n'oublie pas la paix que peut t'apporter le silence". [Helen Fielding]

"Si l'amour et la paix prévalent, et que nous apprenons à nos enfants à respecter la nature, les joies et les beautés de ce monde ne périront pas". [Jimmy Carter]

"Il n'y aura pas de paix sur cette planète tant que les droits de l'homme seront violés en quelque partie du monde que ce soit. [René Cassin]

"La paix ! Sa recherche et sa rencontre sont dans la marche incessante vers la sagesse et le silence ; c'est une des plus grandes richesses que puisse posséder un être humain". [Reine Malouin]

"Qui vit en paix avec lui-même vit en paix avec l'univers". [Marc-Aurèle]
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