Publié le 16/04/2006 à 12:00 par Feedback
Née à Paris le 06 novembre 1908 - Décédée à Paris le 25 août 1988
Très jeune, Françoise Marette souhaite devenir 'médecin d'éducation'. Elle s'essaye à la couture et à la faïence avant de se lancer dans des études d'infirmière puis de médecine. En 1939, elle s'installe comme médecin généraliste et pédiatre. Mais sa cure psychanalytique avec René Laforgue, son entrée à la Société psychanalytique de Paris et ses consultations hospitalières l'amènent à se tourner vers la psychanalyse. Avec son ami Jacques Lacan, Françoise Dolto participe à la fondation de la Société française de psychanalyse en 1953 et adhère à l'École freudienne de Paris en 1963. Son oeuvre est consacrée à ce qu'elle nomme 'La Cause des enfants'. A partir de 1967, elle participe à des émissions radiophoniques sur Europe 1 puis France Inter. Elle fonde en 1979 la 'Maison Verte', lieu de socialisation précoce où tout enfant est accueilli par une équipe de trois personnes dont un psychanalyste. Freudienne, Françoise Dolto développa une théorie et une clinique novatrices qui se basent sur l'écoute des singularités du développement de l'enfant.
Françoise Dolto est la mère de Carlos, le célèbre chanteur à la chemise hawaïenne de 'Big bisous' et de 'Tout nu, tout bronzé'.
"Tout groupe humain prend sa richesse dans la communication, l'entraide et la solidarité visant à un but commun : l'épanouissement de chacun dans le respect des différences." (Françoise Dolto)
Publié le 16/04/2006 à 12:00 par Feedback
Né à Khanzé, Kham (Tibet) le 06 juillet 1935
Chef politique et spirituel du peuple tibétain, le Dalaï Lama est selon la religion bouddhique l'incarnation du Bodhisattva. Tenzin Gatsyo, de son vrai nom Lhamo Dondump, est actuellement le quatorzième Dalaï Lama. Il est déclaré Dalaï Lama à l'âge de trois ans et est le témoin de l'invasion de son pays par 'l'armée de libération' chinoise en décembre 1950. L'échec de la révolte de Lhassa en 1959 contraint le Dalaï Lama et 80.000 tibétains à l'exil en Inde. Dès lors, Tenzin Gatsyo ne cesse de prôner de façon pacifique la libération de son pays, multipliant les conférences et les rencontres. Il est nommé Prix Nobel de la Paix en 1989 pour son action. Le Dalaï Lama est aujourd'hui réfugié à Dharamsala, siège du gouvernement tibétain dans l'Himalaya indien, d'où il attend le départ des autorités chinoises.
« Nul besoin de temples, nul besoin de philosophies compliquées. Notre cerveau et notre coeur sont nos temples. » (Dalaï Lama)
Publié le 16/04/2006 à 12:00 par Feedback
Né à Keswill le 26 juillet 1875 - Décédé à Küsnacht le 06 juin 1961
Issu d'une famille protestante, Carl Gustav Jung étudie au collège de Bâle et s'intéresse de près à l'Histoire et à la mythologie. Poursuivant des études de médecine, il s'oriente vers la psychanalyse. En 1900, il devient assistant à l'hôpital psychiatrique de Zurich. Présenté à Freud en 1907, il est rapidement considéré par ce dernier comme son successeur. Toutefois, les différences s'accumulent. Jung s'oppose effectivement à l'interprétation sexuelle du médecin viennois. Ainsi, la rupture se consomme en 1912. Jung entreprend ensuite de multiples voyages ethnographiques, au Kenya et en Inde notamment, qui lui permettent de mieux formaliser sa pensée. En 1921, il expose dans 'Les types psychologiques' un inconscient défini par les pensées, les sensations, l'intuition et les sentiments et divisé entre extraversion et introversion. Avec 'L'énergie psychique', il soumet l'hypothèse de l'existence de deux formes d'inconscient, celui personnel et celui collectif, mémoire de l'humanité véhiculant les grands archétypes mythologiques. Il devient le fondateur de la psychologie analytique.
« L'homme mérite qu'il se soucie de lui-même car il porte dans son âme les germes de son devenir. » (Carl Gustav Jung)
Publié le 15/04/2006 à 12:00 par Feedback
En lançant mon blog, je voulais parler particulièrement de radio. Cela est toujours vrai... Quoique... Au fil des jours, je me suis demandé : "Mais les autres... ils parlent de quoi ?". Qui cherche, trouve...
J'ai vu des blogs sympas, amusants, délirants, avec de belles photos, des textes intéressants, et...
Et j'ai découvert aussi à l'affiche de certains, beaucoup de tristesse, de colère et de solitude. Un mal-être qui, j'ai l'impression ne peut se raconter que dans un blog. Je crois aussi que ces blogs sont écrits par des adolescents et cela me perturbe pour différentes raisons :
La plus évidente car ils me ramènent à ma propre histoire... à mon adolescence, à mes années rebelles, à ce que j'ai vécu et à ce que j'aurais pû vivre.
Mais ils me poussent aussi à penser au futur, pas directement le mien, mais à celles des petites filles qui habitent mon foyer. Quels regards porteront-elles sur la vie dans quelques temps ? Avec ma compagne de vie aurons-nous compris les messages assez tôt ?
Voila, je ne porte pas de jugements négatifs, je crois surtout que si ces blogs ont pour objectifs de nous faire réagir, de nous faire nous poser des questions, alors les buts sont atteints. Si l'idée est de donner du sens alors c'est encore mieux.
Mais je ne peux pas, je n'arrive pas, malgré tout, à ne pas ressentir énormément de solitude dans ces écrits et dans les images qui les accompagnent...
"Notre grand tourment dans l'existence vient de ce que nous sommes éternellement seuls, et tous nos efforts, tous nos actes ne tendent qu'à fuir cette solitude." (Guy de Maupassant)
Publié le 14/04/2006 à 12:00 par Feedback
Je tente de prendre chaque expérience comme un apprentissage. J'essaie d'y donner du sens et de comprendre à quoi/en quoi cette expérience peut me servir, m'aider, me faire évoluer et simplement grandir.
Depuis quelques jours la nature humaine me paraît tout aussi extraordinaire qu'ordinaire. Avez-vous déjà remarqué qu'une situation (qui paraitrait simple au plus grand nombre) peut devenir tout à coup complexe ? Il suffit parfois de peu de chose, pour que tout s'enflamme, se coince, se distorde, s'accélère ou se ralentisse. Maintenant observez un groupe d'humain vivant cette incompréhension et là cela prend des proportions encore différentes. Je ne m'aventurerai pas à réfléchir aux phénomènes de foules qui ont été largement étudiés durant les périodes les plus sombres de notre existence, par exemple pendant la 2ème guerre mondiale. C'est étonnant en tout cas de nous observer avec nos désirs, nos peurs, nos capacités, nos ressources et cette attirance que nous avons pour le chaos.
J'ai rencontré une forme de chaos cette semaine, il était des plus banales et des plus ordinaires. Mais j'ai vu aussi toute les réflexions qui sont sorties de cet état et toute la créativité extraordinaire que quelques personnes peuvent déployer.
Je sais, je reste vague et vous aurez sans doute remarqué que c'est voulu. Mais ce soir j'ai le sentiment du devoir accompli. J'ai cette sensation délicieuse d'être en vie et de pouvoir retrouver un groupe plus tard, en meilleure forme, cohérent, attentif aux uns et aux autres...
Même si vous ne situez pas où vont mes pensées ce soir, cela n'est pas grave, ce n'est pas une catastrophe, ni même un chaos... Non, l'important est de faire passer ce message que dans chaque situation négative il y a du positif, même si nous ne le voyons pas au 1er abord.
Publié le 09/04/2006 à 12:00 par Feedback
Animer, c’est donner la vie
Il peut être la voix d’une région, un ami, il accompagne, informe, surprend, fait sourire, nous pousse à la réflexion... Lui, c’est l’animateur. Un voisin pour certains, un extra-terrestre pour d’autres... Le métier d’animateur a plusieurs facettes, animer en public, dans un centre commercial ou encore faire vibrer les spectateurs d’un défilé de mode. Animer, c’est donner la vie. Il y a donc un Geppetto qui sommeille en lui.
Vu de l’extérieur, c’est-à-dire en tant qu’auditeur, animer une émission paraît facile. Il suffit de parler dans un micro et d’enchaîner des disques. A vrai dire, cela ne reflète pas la réalité. Tout comme la théorie ne suffit pas pour conduire une voiture, le métier d’animateur est un savant mélange de capacités personnelles, de curiosité, de culture générale, de stratégies à intégrer et de pratique journalière. Si le talent, pour certains, est égal à 18 heures de travail par jour, nous nous en rapprochons lorsque nous abordons l’animation. Certes nous pourrions imaginer que l’on naît animateur, communicateur, technicien, artiste, journaliste, commercial… Cependant même ceux que nous considérons comme touchant l’excellence dans leur métier sont avant tout des personnes qui s’entraînent, qui se forment, qui travaillent et qui ont une vision très claire du sens qu’ils donnent à leur métier. D’une part il est possible de les modéliser, ce que je ne préconise pas au premier abord. D’autre part il est utile d’être soi pour flirter avec l’excellence et l’efficacité, c’est en cela que je crois. J’invite chacun à développer ses compétences et savoir-faire. Qu’il trouve les ressources nécessaires pour atteindre ses objectifs. Qu’il apprenne à se découvrir ou à mieux se connaître pour savoir fixer ses propres limites ou les dépasser afin d’évoluer dans un espace plus grand, un espace de plus grande liberté. Pour quelles raisons se former ? A quoi cela sert-il ? A un moment ou un autre, nous sommes soumis à cette expérience fort sympathique de nous exprimer face à un public. Cela va de la poésie à réciter à l’école, au discours dans un mariage, en passant par la prise de parole dans une réunion de travail, au projet à défendre devant une dizaine de collaborateurs ou encore s’exprimer devant plusieurs personnes lors d’un entretien d’embauche. Nous aurons à nous préparer, penser à notre intervention, gérer le trac, notre respiration, la pose de voix, faire face au trou de mémoire, gérer les gestes parasites, les répétitions du langage qui vont alourdir notre propos. Cela s’apprend, s’intègre, s’entraîne et ensuite se réalise. Imaginez-vous, ne serait-ce qu’une seconde, face à un public de 10 000 voire 100 000 personnes ou plus… Il est facile de comprendre que simplement parler à la radio n’est pas suffisant.
Publié le 09/04/2006 à 12:00 par Feedback
« L’auditeur attend d’un animateur qu’il soit un professionnel »
Il y a une vingtaine d’années alors que les radios dîtes libres fleurissaient, le métier était en quelque sorte réservé à des passionnés. Les sondages, la publicité, les salaires, la culture d’entreprise ne faisaient guère partie du langage de ces super-motivés. Le but était de s’exprimer, de faire partager une passion ou un amour inconditionnel pour un style musical… Plus tard, avec la libéralisation de la publicité ces radios sont passées du stade amateur au stade professionnel. Ce qui devait arrivé arriva. Plus question, petit à petit, de laisser la place au hasard. Mise en place de stratégies marketing et musicales, créations d’emplois (Animateurs, journalistes, programmateurs, techniciens, administratifs, comptables, concierge…), bref ce média passait du contexte « on s’éclate entre amis » au stade « nous travaillons dans et pour une entreprise ». D’ailleurs l’auditeur ne s’y trompe pas. Sa propre acceptation aux « ratés » d’antenne à ses limites. Il attend d’un animateur qu’il soit un professionnel ou en tout cas qu’il intervienne d’une manière professionnelle. Il n’est pas censé savoir que c’est un métier extrêmement complexe, et il a raison. Lorsque nous achetons une voiture nous ne pensons pas forcément à toutes les réunions de créativité en amont ou à toutes les phases de construction. Donc, un animateur qui s’exprime de façon incorrecte, qui bégaie, qui se croit seul au monde, qui a de l’humour aux ras des pâquerettes se donnera volontairement ou involontairement toutes les chances possibles de ne plus exercer son métier à un moment ou à un autre.
Mais face à cette réalité, sur quelles bases et quels critères donner de la formation ? Avant tout c’est le public qui doit être satisfait. Vous l’avez bien compris car il y a de grandes chances pour que la radio rythme vos journées. Au pire vous l’avez écouté au moins une fois dans votre vie. Un animateur s’adresse différemment à des personnes de 60 ans qu’à des adolescents. Suivant son âge, son bagage, ses savoir-faire, ses acquis, ses savoir-être, il anime sur des radios différentes. La conception de la formation passe par la clarification des objectifs avec les responsables de formations, des secteurs antennes ou d’animations. Ils aident à définir les besoins de chaque radio ainsi que les buts à atteindre pour chaque participant à la formation. Il est essentiel ensuite de vérifier si le but correspond à la personne ou aux personnes concernées, car, cela va de soi, un objectif partagé a plus de chance d’être réalisé. Les demandes portent en général sur différents points tels que le langage radiophonique, l’intervention, les techniques d’interview, les formats et stratégies musicales, le débriefing, la diction, la pause de voix, la respiration, la gestion du trac, la découverte de son style, l’improvisation, la créativité, mais aussi sur le développement personnel, et quelques fois sur la gestion de la personne au sein de l’équipe qu’il a intégré. En fait un « super animateur » n’est pas forcément un « super collègue ». Il arrive donc que la formation visera à l’aider à mieux communiquer avec ceux qui l’entourent.
Publié le 09/04/2006 à 12:00 par Feedback
« Apprendre à connaître ceux qui m’entourent est essentiel pour découvrir la motivation de chacun »
Depuis une vingtaine d’années, j’ai collaboré avec différentes radios en France et en Suisse. Mon parcours passe par la réalisation d’émissions et la production de spots publicitaires, l’animation, la programmation musicale, la responsabilité de programmes et d’équipe d’animation. Ma propre formation est basée, en plus de mon expérience professionnelle, sur l’étude de la psychologie, de la psychanalyse et de la programmation neuro linguistique (Pnl), technique créée dans les années 70 suite à l’observation des comportements humains. J’ai aussi participé à de nombreux séminaires sur le leadership, la créativité, l’ennéagramme ou même les massages thérapeutiques. D’un côté je prenais de l’information sur le sujet traité, et d’un autre j’observais attentivement les formateurs. Cela me permet actuellement d’éviter quelques désagréments, tels que, donner de la formation dans une salle qui n’est pas prête à accueillir un groupe où se sont carrément les participants qui l’aménage. Oui, oui, je l’ai vu en tant que participant…
Pour ma part je débute chaque session de formation en commençant par créer le rapport autant pour un travail en individuel (coaching) qu’en groupe. Dans cette phase d’approche, apprendre à connaître ceux qui m’entourent, ceux avec qui je vais travailler est essentiel pour découvrir la motivation de chacun. J’en profite pour faire le point sur le métier et débattre sur les critères importants (Lien avec l’auditeur, respect de l’antenne, connaissance des outils de diffusions…). Je vérifie aussi si ce travail ou futur métier correspond à des aspirations profondes. Dans ce cadre, la question : « Faites-vous ce métier par besoins ou par plaisir ? » prend toute son importance. Il n’y a pas de réponses types, comme il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses. Cependant elles sont souvent révélatrices. Les personnes qui font ce métier par besoin évoquent celui de communiquer, de se désinhiber, d’être reconnu pour qui ils sont et même quelques fois parlent du besoin d’exister.
Nous abordons ensuite le langage technique, le langage radiophonique. Exemple le fader correspond sur une table de mixage au potentiomètre, au potard, au curseur. Pour les non-initiés c’est le bouton que l’on pousse et qui permet d’allumer un micro, écouter un cd... Les divers formats sont mis à l’honneur pour que chaque animateur sache précisément dans quel contexte il évolue. Le format CHR (Contemporary Hit Rotation) correspond à un style de radio qui s’adresse à un public jeune, alors que le format Oldies Nostalgia est destiné aux seniors. Les bases pour s’entendre étant données, nous entrons ensuite dans le vif du sujet, l’intervention et l’animation. C’est la part la plus importante de la formation d’animateur. La préparation avant le direct, les techniques pour capter l’attention de l’auditeur, l’écriture parlée, la communication verbale, les styles différents d’interventions, la présentation écrite, sous forme de notes ou improvisée, les rubriques, ou encore les billets d’humeur. L’interview à aussi une place de taille dans la formation. Enfin il y a toute les sessions d’improvisation, d’articulation, du travail de la voix et tous les trucs utiles qui permettent d’utiliser l’expérience (par exemple du formateur) sans être obligé d’en vivre les mauvais moments.
Publié le 09/04/2006 à 12:00 par Feedback
« Se développer personnellement, c’est se sentir en phase avec soi-même et utiliser au mieux ses capacités »
Certaines personnes vivent ces formations d’animateurs comme un travail sur elles révélateur. D’autres parlent de thérapie, ce qui peut de temps en temps flatter mon ego, mais qui sérieusement ne me convient pas, car mon rôle n’est pas de soigner mais bel et bien de former, de guider et de suggérer. Je crois plutôt qu’il n’y a pas besoin d’aller mal pour aller mieux. Même dans le cadre de la radio et de l’animation nous pouvons aborder le développement personnel qui s’applique à tout ce qui est ou peut être mis en œuvre par chacun de nous, spontanément ou par des techniques diverses pour acquérir une maturité psychique toujours plus grande, développer ses possibilités de créativité, libérer sa vraie personnalité du souci des apparences. Que ce soit pour améliorer ses relations avec les membres de son équipe ou tout simplement pour se sentir bien dans sa tête, bien dans sa peau lors de son émission, il est essentiel d’apprendre à se connaître. De l’épanouissement personnel au bien être, le développement personnel sert à vaincre ses croyances, représentations ou comportements limitants, à affronter les épreuves et à prendre la vie du bon coté. Se développer personnellement c’est se sentir en phase avec soi-même et utiliser au mieux ses capacités. Car apprendre à s’affirmer, par exemple, permet de mieux gérer ses relations avec les autres. De même, développer sa créativité et son intuition peuvent être utile pour reprendre confiance en soi. Je propose dans mes formations un développement à la « carte ». Le travail effectué comme le feedback sont personnalisés.
En tant que formateur je souhaite que les participants sachent comment réussir un objectif, qu’ils évitent de reconduire un échec, qu’ils arrivent à sortir des situations de blocages passagères ou répétitives, qu’ils se connaissent et se comprennent mieux et qu’ils communiquent en étant congruent. On dit qu’une personne est congruente quand il y a accord entre ce qu’elle pense et ce qu’elle ressent, d’une part. Et qu’il y a accord entre ce qu’elle dit et ce qu’elle montre, d’autre part. J’insiste aussi pour qu’ils se donnent plus de chance de réussir leur communication, qu’ils fassent passer efficacement ce que qu’ils veulent communiquer, qu’ils gèrent avec élégance l’interaction avec l’auditeur ou avec un invité et qu’ils rencontrent l’autre sur son propre terrain pour mieux partager. Pour les animateurs le désirant nous pouvons analyser et les aider à prendre conscience de leurs stratégies de réussites. Par exemple : Que se passe t-il chez un animateur qui réussit parfaitement une intervention à l’antenne et qui cinq minutes plus tard, dans le même studio, dans la même émission, dans le même contexte et avec une intervention de même difficulté échoue ? Il a employé une stratégie de réussite dans le premier cas, et une stratégie inefficace ou inadaptée dans le deuxième. Le but sera de savoir ce qui l’a mis en œuvre pour réussir.
Publié le 09/04/2006 à 12:00 par Feedback
« Développer ou re-développer la motivation à apprendre est une des clés du succès »
Lorsque je suis contacter, on me demande d’analyser les besoins, de concevoir un stage, de mettre au point les cours, d’animer un stage et de faire un bilan. De mon côté c’est être conscient de mes compétences et de mes limites afin d’accepter des missions qui me correspondent. Le formateur en radio doit avoir de bonnes connaissances sur le milieu dans lequel il évolue, mais ce n’est pas tout. Les qualités humaines comme l’écoute, l’empathie et le respect des valeurs de l’autre sont essentielles. Au niveau pédagogique j’estime que développer ou re-développer la motivation à apprendre est une des clés du succès. 80% d’un apprentissage réussi venant de la découverte, je m’applique à ce que chacun endosse le rôle d’Indiana Jones afin d’être surpris dans le labyrinthe des techniques radiophoniques. Je laisse chercher, analyser, méditer, réfléchir, douter, reculer, avancer, tourner en rond, jusqu’au moment où je vois les yeux pétillés et où j’entends euréka. Je crois fermement que quand un stagiaire est capable de prendre ma place pour donner des explications, que le cours à réellement été intégré. J’utilise quelques fois cette technique par exemple pour la construction d’une heure d’émission. Le participant prend concrètement ma place et donne lui-même la formation. Ses explications intègrent la technique, les stratégies, ses savoir-faire et savoir-être. J’attends des participants, d’une manière générale, qu’ils me donnent les réponses que je connais déjà. Pour ce faire j’insiste beaucoup sur le questionnement au lieu de donner moi-même les réponses. Je vérifie souvent dans la journée les acquis de chacun. Le feedback devient un révélateur de l’apprentissage autant que le messager des échecs et des réussites. Enfin, gérer le groupe, les horaires, tenir le cap dans des circonstances inattendues ou particulières font aussi parties des qualités à développer pour donner de la formation. Il arrive de temps en temps qu’une personne perde ses moyens, qu’elle soit touchée émotionnellement, qu’elle se mette à penser qu’elle ferait mieux de changer de métier, qu’elle est vraiment trop nulle… Il est utile dans ces moments là d’avoir un minimum de notions sur la relation d’aide, non pour faire une séance de thérapie, car tout compte fait la personne vient de la commencer en solo, mais pour l’aider à comprendre ses croyances, ses valeurs, ce qu’elle voulait démontrer à ce moment précis et ensuite pouvoir repositiver afin qu’elle reprenne confiance en elle et qu’elle reste intégrer au groupe. Dans ces moments précis rien ne sert de la piétiner avec des « pourquoi ». Il est plus utile et efficace de clarifier rapidement un objectif afin de passer d’un état présent à un état désiré avec des « comment ». Mis à part ces moments insatisfaisants pour la personne concernée, je suis de ceux qui donnent un ton, dès le début du stage, de bonne humeur. Je mets en avant le sourire, le partage, l’écoute et je me positionne très clairement faisant partie du groupe. Cette autodiscipline que je m’impose dans le plaisir, je l’ai utilisé dans plusieurs contextes différents. Autant pour des radios régionales comme RFJ, RJB, RTN, Rhône FM ou la Radio Suisse Romande, ou dans des formations spécifiques avec le studio Ecole de France. Mais également avec des hommes politiques qui souhaitent en savoir plus et s’entraîner face aux techniques d’interviews en radio.
Actuellement en Suisse il n’y a aucune reconnaissance du métier d’animateur radio. C’est pourtant quelques centaines de personnes qui ne sont ni des saltimbanques, ni des extraterrestres, mais qui sont peut-être votre voisin(e). Alors je rêve à cette reconnaissance. Loin de moi l’idée de faire pleurer dans les chaumières. Nous ne sommes pas plus à plaindre que quiconque. Cependant cela permettrait de s’entendre plus facilement à un niveau social autant qu’à un niveau contractuel. Et peut-être que l’idée d’instaurer des niveaux de compétences permettrait de gérer les plans de carrières d’une manière plus harmonieuse. « On » dit que ce changement est mis en route et que les bases commenceraient à être réfléchies…
Verrez-vous, écouterez-vous, sentirez-vous la radio différemment ? Serez-vous dorénavant plus enclins aux « ratés » d’antenne ? Ou est-ce que dans un avenir proche vous déciderez de frapper à la porte d’une radio pour vous lancer dans cette belle aventure ? Peut-être aurons-nous l’occasion d’en discuter plus en profondeur dans un stage pour celles et ceux qui souhaitent donner de la vie.